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Publié : 2 janvier 2011

Sortie à l’arboretum de Chèvreloup à Rocquencourt fin septembre 2010 pour les CPb et les CP/CE1

Fin septembre, les élèves ont eu la joie de découvrir de nombreuses espèces d’arbres et de végétaux à l’automne.

Une conférencière a accompagné chaque classe au cours de la visite qui a duré 1h30 environ et a expliqué aux enfants les différents éléments du paysage qui les entouraient.

Parcours à travers le domaine. Nous avons appris à reconnaître les arbres de nos forêts... Mais pas seulement, car nous en retrouverons certains dans les villes (cours d’école, parcs, en alignement sur les avenues...) : hêtre, charme, chêne, robinier, frêne, saule, peuplier, châtaignier, tilleul, érable, aulne, bouleau, pin, sapin, épicéa, ginkoba.

Présentation de l’arboretum

L’arboretum national de Chèvreloup, situé dans la commune de Rocquencourt (Yvelines) est un établissement rattaché au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Implanté dans un domaine de 200 hectares, il comprend outre l’arboretum qui rassemble une collection de 2 700 espèces et variétés d’arbres, des serres botaniques et des serres horticoles.

L’arboretum est divisé en 4 parties :

la zone géographique est la plus importante : les arbres sont regroupés sur 120 ha par origine géographique (Amérique, Asie, Europe...) ; chaque espèce est représentée par un groupe de trois sujets relativement jeunes (plantés après 1960) ;

la zone systématique : les arbres sont regroupés sur 50 ha selon la classification botanique ; ce sont les plantations les plus anciennes, celles qui sont ouvertes au public ;

la zone horticole : située au centre de l’arboretum, elle groupe sur 25 ha des variétés horticoles, issues de la sélection ;

la pépinière, environ 2 ha, où sont semées les graines échangées avec les autres jardins botaniques et arboretums.

Voici l’historique de ce parc :

SOUS LOUIS XIV, LOUIS XV ET LOUIS XVI

Une ferme royale et un terrain de chasse
En 1699, Louis XIV fit l’acquisition de la " plaine de Chèvreloup ", qu’il fait enclore d’un mur. C’était alors une ferme royale.
L’allée des Rendez-vous sépare Chèvreloup du Parc de Trianon, souvenir de l’époque où se déroulaient des chasses royales à Chèvreloup. Aujourd’hui, il reste de cette époque, outre le mur d’enceinte de l’Arboretum, un réservoir de forme rectangulaire, surnommé le " bassin sec ", destiné à recevoir les eaux de sources du versant sud de la forêt de Marly, utilisées pour alimenter le grand canal du Parc de Versailles.

Sous Louis XV
L’activité botanique se développe considérablement en France grâce au Jardin du Roi, l’actuel Jardin des Plantes de Paris, qui échangeait plantes et graines avec des correspondants du monde entier.
Un des célèbres botanistes du Jardin du roi, Bernard de Jussieu, venait souvent à Versailles à la demande du Roi. Ses études méticuleuses sur les plantes et leurs caractères l’amenèrent à concevoir une classification dite méthode naturelle, tout à fait nouvelle pour l’époque. Il avait créé, dans l’actuel parc de Trianon, en limite de Chèvreloup, un jardin botanique organisé selon les conceptions de sa classification. Ce jardin sera détruit à la mort de Louis XV. Jussieu avait planté de nombreux arbres, rares pour l’époque. L’un de ces arbres, un Sophora du Japon planté à Chèvreloup, a été abattu durant la tempête de 1999.

L’ARBORETUM, DE SA CREATION A NOS JOURS

La création de l’Arboretum
En 1922, Chaussemiche, conservateur du domaine de Versailles et architecte au Muséum, établit un projet intitulé : ". Le Jardin de Jussieu, annexe du Muséum National d’Histoire Naturelle ". Ce projet ambitieux prévoyait roseraies, alpinium, vergers, parc zoologique, le tout selon l’organisation d’un parc paysager. Seules les plantations d’arbres (allées et groupements systématiques) seront réalisées dans la partie sud du domaine, l’actuelle zone de visite.
En 1927, un décret affecte officiellement les 200 hectares du domaine de Chèvreloup au Muséum national d’histoire naturelle, en vue de la création d’un Arboretum.

L’abandon
La deuxième guerre mondiale fait cesser toute activité botanique. Plus de 2000 parcelles de jardins familiaux sont attribuées aux habitants de Versailles et, faute de soins, 2/3 des arbres plantés en 1924 ne survivent pas.

Le renouveau
Vers 1960, le Muséum national d’histoire naturelle relance le projet en affectant de nouveaux moyens.
En 1965, un nouveau plan de plantations plus scientifique et plus rigoureux est établi.
Le terrain est alors divisé en zones géographiques (Asiatique, Européenne et Américaine) et en une zone horticole.
D’année en année, les pépinières de l’Arboretum fournissent les végétaux nécessaires à la réalisation de ce vaste projet.

L’ouverture au public
En 1977, lors de la première Journée Nationale de l’Arbre, le Président de la République, M. Valéry Giscard d’Estaing, pour marquer l’intérêt du site, lance la réalisation des infrastructures d’accueil du public qui permettent à l’Arboretum, avec l’aide des collectivités locales, de l’Agence des Espaces Verts de la Région Ile de France et du Ministère de l’Environnement, d’ouvrir ses portes aux visites guidées.

La tempête de Décembre 1999
On estime que 1700 arbres adultes ont été fortement endommagés ou abattus, dont le Sophora du Japon, planté par Jussieu en 1747.
Des travaux de dégagement et de remise en état ont été réalisés en 2000. Une réflexion globale s’est engagée sur la poursuite du projet de plantation.

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